Au président français Emmanuel Macron
15 septembre 2026 [Proposition du jour] S'appuyant sur les déclarations du secrétaire au Trésor américain Bessent visant à corriger la faiblesse du yen, cette proposition analyse l'impact d'une telle correction et du renforcement de la monnaie japonaise. Elle examine les hypothèses d'une vente de réserves de change et les chocs potentiels sur les marchés financiers, évalue les effets sur les prix à l'importation au Japon et sur les entreprises exportatrices, vise un point d'équilibre optimal autour de 100 yens pour un dollar, et souligne l'importance d'établir un ordre commercial international durable grâce à l'introduction de « droits de douane compensatoires d'équilibre ». (Yasuhiro Nagano)
1 [Signification de la déclaration du secrétaire au Trésor américain sur la correction de la faiblesse du yen] Le secrétaire au Trésor américain Bessent a exprimé son « soutien ferme aux mesures résolues et aux hausses de taux d'intérêt du Japon » en raison d'un sentiment d'urgence : la faiblesse extrême actuelle du yen menace de rompre l'équilibre de la finance internationale. Pour le Japon comme pour les États-Unis, le niveau de 160 yens pour un dollar est instable, rendant inévitable une normalisation des taux de change. (Yasuhiro Nagano)
2 [Un yen plus fort ne signifie pas une dépréciation du dollar, mais un renforcement du yen] Un yen fort ne signifie pas une dépréciation du dollar ; il s'agit plutôt d'un phénomène de renforcement du yen face au dollar. Les États-Unis subissent des inconvénients aussi bien avec un dollar fort qu'avec un dollar faible, et un yen fort n'est pas nécessairement néfaste pour eux. Au contraire, cela a pour effet de réduire les prix à l'importation des produits japonais et de contenir les prix à la consommation aux États-Unis. (Yasuhiro Nagano)
3 [Hypothèse d'une vente de réserves de change par le Japon] Si le Japon vendait la moitié de ses réserves de change (environ 500 milliards de dollars) pour racheter des yens, une onde de choc historique traverserait le marché des changes. Des ventes de dollars se chiffrant en centaines de milliards dépasseraient la capacité d'absorption du marché, provoquant probablement une flambée du yen de plusieurs dizaines de yens par rapport au dollar. (Yasuhiro Nagano)
4 [L'effet boomerang pour le Japon lui-même] La majeure partie des réserves de change du Japon est constituée de bons du Trésor américain ; des ventes massives provoqueraient une chute de leur cours. Il en résulterait un effet boomerang structurel : le Japon subirait lui-même d'énormes moins-values latentes, laissant une cicatrice profonde au bilan du ministère des Finances. (Yasuhiro Nagano)
5 [Chocs sur les marchés financiers dus à la vigueur du yen] Les opérations de « carry trade » — consistant à emprunter des yens à faible coût pour investir dans des actifs libellés en dollars — ayant pris une ampleur considérable, une appréciation rapide du yen déclenche un débouclage mondial des positions. Les marchés des actions, des obligations et des matières premières pourraient connaître une volatilité extrême, risquant de provoquer un choc financier comparable à la faillite de Lehman Brothers. (Yasuhiro Nagano)
6 [Impact limité sur l'économie américaine] Un yen fort pénalise les entreprises exportatrices ciblant le Japon, mais, à l'échelle des États-Unis, la baisse du prix des importations japonaises profite aux consommateurs et réduit les coûts des entreprises. Même lorsque le yen s'échangeait à 75 pour un dollar en 2011, l'économie américaine ne s'est pas effondrée ; la seule vigueur du yen ne suffit pas à déstabiliser la structure économique des États-Unis. (Yasuhiro Nagano)
7 [Avantages pour les prix à l'importation et les consommateurs japonais] Un yen fort réduit considérablement le coût des importations au Japon. Les prix de l'alimentation et de l'énergie baissent, tandis que les salaires réels augmentent. Cette situation est favorable aux consommateurs, car elle stabilise le coût de la vie. (Yasuhiro Nagano)
8 [Coup dur pour les entreprises exportatrices] En revanche, les entreprises exportatrices voient leurs bénéfices et le cours de leurs actions chuter. Bien que de grands groupes comme Toyota et Sony aient accru la part de leur production à l'étranger, une appréciation rapide du yen fragilise considérablement leur rentabilité. (Yasuhiro Nagano)
9 [Enseignements de la période de yen ultra-fort de 2011] Lorsque le yen s'échangeait à 75 pour un dollar, les entreprises japonaises ont mis en œuvre une rationalisation rigoureuse et délocalisé une partie de leur production à l'étranger. Ces épreuves ont forgé la solidité actuelle des entreprises. Si la vigueur du yen est douloureuse à court terme, elle contribue également à renforcer la compétitivité à long terme. (Yasuhiro Nagano)
10 [Impossible de ramener le taux de 160 à 75 yens] Pour que le Japon ramène délibérément le taux de change de 160 à 75 yens pour un dollar, il faudrait vendre des quantités astronomiques de dollars ; la mobilisation de la totalité des réserves de change ne suffirait même pas. Une telle mesure est impossible tant sur le plan politique que financier, ce qui en fait un choix irréaliste. (Yasuhiro Nagano)
11 [Un point d'équilibre optimal autour de 100 yens] Un taux d'environ 100 yens pour un dollar satisfait trois critères : la stabilisation des prix à l'importation, la résilience des entreprises exportatrices et la stabilité des marchés financiers. C'est la zone la plus équilibrée tant pour le Japon que pour les États-Unis, constituant un niveau réaliste pour renforcer la stabilité des taux de change. (Yasuhiro Nagano)
12 [Cohérence historique entre la structure commerciale sino-américaine et le yen fort] La période allant des années 1990 aux années 2010 a vu la progression simultanée d'un yen fort (et d'un dollar faible) et de l'expansion du commerce entre les États-Unis et la Chine. Le Japon a délocalisé ses usines en Chine dans un contexte de yen fort, tandis que les entreprises américaines ont privilégié des modèles sans usine (« fabless »). Ce changement structurel a engendré les distorsions actuelles du commerce mondial. (Yasuhiro Nagano)
13 [Instabilité de la politique commerciale américaine] À partir de cette période, la politique commerciale américaine est devenue instable, transformant les taux de change et les déficits commerciaux en enjeux politiques. Si le yen fort a nui au secteur manufacturier américain, il a simultanément offert l'avantage de stabiliser les prix à la consommation. (Yasuhiro Nagano)
14 [L'efficacité des droits de douane compensatoires d'équilibre] Les « droits de douane compensatoires d'équilibre », visant à équilibrer les importations et les exportations de chaque nation, constituent un système idéal rendant vaine toute manipulation monétaire et apportant une stabilité commerciale. Un mécanisme de règlement indépendant des taux de change contribue à la stabilité durable de l'économie internationale. (Yasuhiro Nagano)
15 [Conclusion : Stabilité des taux de change et nouveau système de commerce international] Un yen fort représente un choc majeur pour le Japon et le monde, mais une stabilité autour de 100 yens est optimale pour les deux nations. L'instauration de droits de douane compensatoires d'équilibre peut mettre fin aux guerres des monnaies et servir de solution réaliste pour bâtir un ordre commercial international durable. (Yasuhiro Nagano)
Lien connexe (Partie 1)
Le secrétaire au Trésor américain Bessent pointe le Japon du doigt, déclarant que « les politiques de reflation doivent cesser »... et appelle à revoir la politique budgétaire expansionniste ainsi qu'à relever les taux d'intérêt.
https://www.yomiuri.co.jp/economy/20260902-GYT1T00332/
Je vous écrirai de nouveau demain.
Yasuhiro Nagano (Japonais)
1. Édition de la semaine (Contradictions logiques dans les affaires de violation du droit de l'immigration - Chapitres 1 et 2)
Partie 2 : L'affaire de violation de la loi sur le contrôle de l'immigration [Édition de la semaine]
Le système judiciaire et l'administration de l'immigration japonais sont impliqués dans de graves violations des droits humains qui remettent en cause les normes internationales. De par ma propre expérience, je remets fortement en question le statut du Japon en tant qu'État de droit constitutionnel.
Veuillez d'abord lire comment j'ai été injustement impliqué dans une affaire de « complicité de violation de la loi sur le contrôle de l'immigration » en 2010.
Lire le texte intégral ici : To World Media
https://toworldmedia.blogspot.com/
[Chapitre 1] Aperçu de l'affaire
Automne 2008 : Mon entreprise (dont je suis le président) a signé un contrat de travail avec des étudiants chinois titulaires de visas d'études, leur promettant une embauche à l'issue de l'obtention de leur diplôme universitaire au printemps suivant.
Fin 2008 : La faillite de Lehman Brothers a déclenché une crise financière mondiale, entraînant l’annulation brutale de nos projets de développement de systèmes.
2009 : Face à la grave récession économique, nous avons été contraints d’annuler les offres d’emploi. Par conséquent, les étudiants diplômés n’ont eu d’autre choix que de continuer à travailler dans les restaurants où ils avaient été employés à temps partiel pendant leurs études.
Mai 2010 : Ces anciens étudiants chinois ont été arrêtés pour « Activités autres que celles autorisées par le statut de résident » (violation de l’article 70 de la loi sur le contrôle de l’immigration).
Juin 2010 : Mon responsable du recrutement chinois et moi-même avons également été arrêtés. Nous avons été accusés de « complicité » (en vertu du Code pénal) de leur emploi technique illégal.
Argumentaire de l’accusation : L’accusation a soutenu que la délivrance préalable de notre contrat de travail constituait un « faux document », facilitant ainsi leur travail illégal.
[Chapitre 2] Erreurs fatales d'interprétation judiciaire
L'acte d'accusation et le jugement subséquent méconnaissent totalement les principes juridiques fondamentaux, s'appuyant sur une interprétation entièrement arbitraire de la loi.
Aux termes de l'article 22-4, paragraphe 1, point 4 de la loi sur le contrôle de l'immigration en vigueur à l'époque, la production de faux documents autorisait uniquement le ministre de la Justice à révoquer un titre de séjour par mesure administrative (entraînant une expulsion). Le fait de produire de faux documents n'était pas en soi une infraction pénale. Logiquement, on ne peut être condamné pour « complicité » d'un acte qui n'est pas un crime en soi.
Le raisonnement du tribunal repose sur une chaîne de causalité alambiquée :
Un titre de séjour a été obtenu grâce à un faux contrat de travail.
Les personnes concernées ont résidé au Japon grâce à ce titre.
Par conséquent, elles ont exercé un travail à temps partiel non autorisé.
Dès lors, l'auteur du contrat initial s'est rendu complice de ce travail illégal.
Il s'agit d'un lien de causalité tiré par les cheveux et fallacieux, qui viole totalement les principes de la logique juridique moderne.
[Mon argument]
Confusion entre mesures administratives et sanctions pénales : La loi sur le contrôle de l'immigration désigne explicitement les conséquences de la falsification de documents comme des mesures administratives (révocation du statut et expulsion). La procédure légale s'arrête là.
Absence d'auteur principal : Les employeurs des restaurants où travaillaient les étudiants n'ont jamais été poursuivis pour « incitation au travail illégal » (article 73-2 de la loi sur le contrôle de l'immigration). En vertu du principe d'égalité devant la loi, il est juridiquement contradictoire de nous punir pour complicité alors que les employeurs principaux n'ont pas été poursuivis.
Cette même doctrine juridique erronée a ensuite été appliquée à tort à des diplomates et au personnel des ambassades.
À suivre dans l'édition du samedi.
Partie 3 : Un nouveau modèle économique via les zones économiques spéciales
Je propose la création de « zones économiques spéciales » destinées à accueillir les réfugiés et les migrants en tant que « travailleurs migrants temporaires », leur résidence étant limitée à ces zones désignées.
Ce cadre présente un double avantage : les pays développés s’assurent une main-d’œuvre à bas coût pour stimuler leur croissance économique, tandis que les migrants bénéficient du respect de leur dignité, d’un emploi stable et d’un accès gratuit au logement, à l’alimentation, aux soins de santé et à l’éducation.
Projet mondial de zones spéciales n° 2
https://world-special-zone.seesaa.net/
Opinion de Nagano n° 1
https://naganoopinion.blog.jp/
Pour plus de détails sur les parties 4 à 10, veuillez consulter l’édition du dimanche.
Yasuhiro Nagano

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